Rust en production : pourquoi Microsoft, Google et AWS ré-écrivent leur code critique
Mémoire sûre, performance native — Rust devient l'option par défaut pour le code système.
Selon une étude de Microsoft Security Response Center, environ 70 % des CVE corrigées chaque année dans les produits Microsoft sont dues à des bugs de gestion mémoire (use-after-free, buffer overflow, etc.). C'est ce constat — partagé par Google sur Android et Chrome — qui a poussé l'industrie vers les langages 'memory-safe' : Rust, Go, Swift, Kotlin.
Rust, créé par Graydon Hoare chez Mozilla et stabilisé en 1.0 en 2015, garantit la sûreté mémoire à la compilation grâce à son système d'ownership — sans garbage collector. Linux a accepté Rust comme second langage du noyau en 2022. Microsoft a annoncé en 2023 ré-écrire des composants de Windows en Rust. AWS l'utilise pour Firecracker (l'hyperviseur derrière Lambda et Fargate).
L'Office of the National Cyber Director de la Maison Blanche a publié en février 2024 un rapport recommandant explicitement aux développeurs d'adopter des langages memory-safe. Au-delà de Rust, l'écosystème JavaScript bouge aussi : TypeScript domine (84 % des devs JS d'après le State of JS 2023), et des runtimes comme Bun et Deno challengent Node.js sur la performance et la DX.
